Jérôme THION
Taille : 199 cm - Poids : 120 kg
Poste : Deuxième ligne
Parcours en Equipe de France
dont 9 en tant que remplaçant et 3 capitanat(s)
Dernière sélection : 12/03/11 Italie - France
Première sélection : 14/06/03 Argentine - France
1 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
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12/03/11 : Italie 22 - France 21
(remplaçant)
26/02/11 : Angleterre 17 - France 9
(remplaçant)
13/02/11 : Irlande 22 - France 25
(remplaçant)
05/02/11 : France 34 - Écosse 21
(remplaçant)
27/11/10 : France 16 - Australie 59
(titulaire)
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Biographie de Jérôme THION :
Appelé en remplacement de Pascal Papé, blessé, pour jouer les tests de novembre 2010 avec le XV de France, Jérôme Thion avait, pour la troisième fois de l’ère Lièvremont, remis les pieds au sein d’une équipe de France dont il avait été l’un des membres incontournables de 2003 à 2007 et dont il était donc devenu un intermittent depuis 2008 et la prise de fonction de Marc Lièvremont. L'aventure ne dura que quelques mois, le temps de cinq remplacements, deux titularisations et deux humiliations collectives : Australie 2010, Italie 2011. Du revers historique de Rome, comme quelques autres partenaires, Thion ne survécut pas, évincé dès le lendemain, absent deux mois plus tard du groupe sélectionné pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, sa carrière internationale a priori finie pour de bon.
Il avait calé la mêlée tricolore à 54 reprises. Bernard Laporte, le premier à le sélectionner en juin 2003, en avait fait sa poutre. « La lutte, le balayage, le combat, c’est là qu’il est le plus rentable », avouait d’ailleurs Olivier Saisset à propos de ce deuxième ligne qu’il avait fait venir à Perpignan depuis Clermont où il ne jouait pas (7 matches en 1999-2000, aucun en 2000-2001). Saisset avait perçu le potentiel de cet athlète jeune au rugby dont il pensa, un jour, faire un numéro huit. Un huit, Thion ? Il en aurait eu le physique (115 kilos à ses débuts, 120 aujourd’hui), quoiqu’un peu grand (1,99 m). Il aurait dû en avoir les mains, ancien basketteur de haut niveau, passé par le centre de formation de l’Elan Béarnais, où il finit par s’entendre dire par Freddy Hufnagel (102 sélections en équipe de France de basket) qu’il ne pouvait viser mieux que le Pro B* mais que son physique pouvait intéresser d’autres sports. Hufnagel lui souffla le rugby. Thion remonta en région parisienne jouer dans les divisions inférieures et s’essaye, en parallèle, au ballon ovale en Juniors Reichel au Racing. Au bout d’une saison, en 1998, on lui tendit un contrat. « J’ai accepté de recommencer tout à zéro », confiera-t-il à la veille de sa première sélection avec le XV de France, cinq années plus tard.
Cinq ans, donc, et trois clubs au compteur (Racing, Clermont, USAP), Thion, qui venait de disputer une finale européenne contre Toulouse avec le club catalan mais s’était déjà engagé à Biarritz, débarqua en équipe de France lors d’une tournée en Argentine et en Nouvelle-Zélande qui servait à Laporte de dernière revue d’effectif avant la Coupe du monde. Comme Jauzion grilla la politesse à Traille au centre, Thion passa devant deux sacrés clients, Olivier Brouzet (65 sélections alors, déjà deux Coupes du monde) et David Auradou (28 sél. avant ce mois de juin 2003) avec qui il partagea l’attelage de cette tournée. Thion disputa au côté de Fabien Pelous les matches importants du Mondial 2003 en Australie comme il disputera ceux du Mondial 2007 en France associé au recordman français des sélections. Les deux hommes formèrent pendant plus de quatre ans la deuxième ligne favorite de Laporte : 26 titularisations communes de 2003 à 2007 ; 40 titularisations (et 2 remplacements) pour Thion sur 62 possibles sur la même période, des blessures d’importance l’ayant soustrait d’office de la sélection lors du Tournoi 2004, des tournées de juin 2005 et novembre 2006, celles de juillet 2004 et juin 2007 ne l’ayant pas concerné**. Dans son ombre (et celle de Pelous), Lionel Nallet et Pascal Papé, ses concurrents, n’eurent que les miettes.
Thion bénéficiait d’une confiance aveugle de Bernard Laporte. Opéré d’un tendon d’Achille en janvier 2004 et, de fait, mis sur la touche pendant huit mois, il fut repris dès novembre. Un an plus tard, Pelous suspendu, Laporte lui confiait le capitanat. « Jérôme a un charisme que j’avais remarqué à son arrivée en équipe de France alors qu’il n’y était pas encore titulaire », expliqua le sélectionneur qui ajouta une image à son propos : « S’il va pisser, les vingt autres types le suivent. » Capitaine contre le Canada, Tonga puis l’Afrique du Sud, Thion sortit à la 12e minute de ce dernier test, le larynx fracturé par un raffut illicite de John Smit (out six semaines). « Jérôme, c’est la puissance et la franchise à l’état brut », précise Jacques Delmas, qui en fit son capitaine à Biarritz en 2008. Thion abandonna la charge en août dernier, après avoir mené son équipe à une deuxième finale de Coupe d’Europe après celle de 2006. Avec Biarritz, il est par ailleurs double champion de France (2005, 2006).
2008 a donc marqué un tournant dans la carrière internationale de Jérôme Thion, puissant certes mais moins actif dans le jeu prôné par le nouveau staff que ses devanciers, Nallet, Chabal, Millo-Chlusky, Pierre ou Papé. Les blessures des uns et des autres l’ont maintenu au contact lui offrant des sélections glanées ça et là chaque année (3 en 2008, 2 en 2009, 3 en 2010, 4 en 2011, 5 titularisations). Il semblait avoir marqué des points en novembre dernier, il a épuisé son crédit lors du Tournoi 2011. Ses objectifs sont désormais centrés sur le Biarritz Olympique avec lequel il a renoué, cette saison, avec les phases finales de Top 14 dont il était absent depuis 2007.
* L’équivalent de la Pro D2.
** Des équipes de France « bis » furent envoyées sur ces tournées aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande.
Carrière en club :
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1997 - 1999 : Racing Club de France1999 - 2001 : ASM Clermont Auvergne2001 - 2003 : USA Perpignan2003 - Maintenant : Biarritz Olympique






