Julien DUPUY

Né le 19 décembre 1983 à Périgueux
Taille : 178 cm - Poids : 81 kg

Poste : Demi de mêlée

Parcours en Equipe de France

8 sélection(s)


dont 3 en tant que remplaçant

Dernière sélection : 11/03/12 France - Angleterre
Première sélection : 13/06/09 Nouvelle-Zélande - France
38 points


4 transformation(s) 10 pénalité(s)



Biographie de Julien DUPUY :

Comme un cadeau empoisonné, la nouvelle était tombée la veille de son 26e anniversaire. Le 18 décembre 2009, Julien Dupuy fut suspendu 24 semaines (ramenées à 23 en janvier 2010) par l’European Rugby Cup pour une fourchette sur l’Irlandais Ferris lors du match Ulster – Stade Français. Cette sanction sonna comme le coup d’arrêt d’une ascension fulgurante entamée outre-Manche 18 mois plus tôt, couronnée alors d’un titre de Champion d’Angleterre, d’une finale de Coupe d’Europe (les deux avec Leicester) et d’un avenir promis en bleu, après 6 sélections dont 4 titularisations, à la mêlée du XV de France lors des 6 dernières sorties des Bleus.

Requalifié en mai 2010, Dupuy fut relancé avec France A lors de la Churchill Cup jouée en juin aux Etats-Unis mais que de temps avait passé en six mois. Un Grand Chelem manqué, un concurrent direct, Morgan Parra, sa doublure avant la tuile, quasi-installé et un autre challenger relancé - Dimitri Yachvili que Dupuy connaissait bien. A Biarritz, avant son exil anglais, six saisons durant, Dupuy avait évolué dans l’ombre de Yachvili, ne goûtant par exemple que 8 minutes de la finale du Top 14 2006 (gagnée contre Toulouse) qu’il avait tant contribué à atteindre en qualifiant son équipe de douze points au pied en demie contre Perpignan.

A l’été 2008, il choisit donc Leicester pour se transformer. « Autant partir pour un gros club bourré d’ambitions », expliqua-t-il alors. Le demi de mêlée du gros club était Harry Ellis, le neuf de l’équipe d’Angleterre. Qu’importe. Dupuy gagna cinq kilos de muscle, s’enhardit et déposa son rival anglais sur le banc des remplaçants : 24 titularisations dans la saison, les gros matches surtout. Lagisquet, son ex-entraîneur biarrot, décrypta alors : « Il est allé chercher l’envie d’être numéro un. » Dupuy, lui, découvrait : « J’ai plus les clés du camion que je ne les ai jamais eues avant et c’est plaisant. » Toute l’année, les médias britanniques s'interrogèrent sur son absence en équipe de France, c’est d’ailleurs un journaliste qui annonça à Dupuy sa première sélection, pour la tournée de juin 2009, lors de la conférence de presse avant la finale de Coupe d’Europe.

En Nouvelle-Zélande, Marc Lièvremont qui avait entrainé Dupuy en Espoirs à Biarritz, le redécouvrit : « Avant, il était timoré. Il a su devenir décisif et déterminant. » Le « gentil branleur » (Lièvremont) s’était transformé en compétiteur. Cinquième demi de mêlée de l’ère Lièvremont, Dupuy débuta, associé à François Trinh-Duc, contre les All Blacks au Carisbrook de Dunedin, « the house of pain », la maison de la douleur. Les Bleus frappèrent un grand coup (victoire 27-22, il en inscrivit 12) et tombèrent d’un rien le week-end suivant (14-10). « J’ai peut-être eu la chance de partir avec la bonne tournée, mais ce n’est pas parce que j’ai quelques sélections que c’est gagné », affirma-t-il de retour en France, au Stade Français où il venait de signer. Dupuy avait pourtant marqué suffisamment de points pour être de nouveau appelé et titularisé en novembre contre les Springboks puis contre les All Blacks. Face à l’Afrique du Sud (12 points sur 19), il s’affirma comme un stratège mettant la pression sur les Champions du monde. Contre les Blacks, il sombra comme les autres.

Puis vinrent ce match de Coupe d’Europe et ce « geste d’énervement stupide », l’intransigeance du juge anglais et la sanction… Après France A et la Churchill Cup en juin 2010 aux Etats-Unis, Dupuy retrouva le Top 14 avec le Stade Français mais la saison compliquée vécue par le club de la capitale (11e du Top 14, menacé de rétrogradation financière) ne l'aida pas à se mettre en valeur pour détrôner le duo Parra-Yachvili. Dupuy non sélectionné en novembre, ni pour le Tournoi 2011, Lièvremont appela même Julien Tomas pour suppléer Yachvili contre l'Italie et le pays de Galles. Sans surprise donc, le demi de mêlée parisien était absent de la liste des 30 appelés à disputer la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, devancé toujours par le même duo Parra-Yachvili. 

Son niveau totalement retrouvé (au sein d'un Stade Français reprenant des couleurs en cette saison 2011-2012), son absence de la première sélection de Philippe Saint-André, nouvel homme fort du XV de France, à un mois du Tournoi 2012, en revanche, put surprendre. Mais les deux émules susnommés, auréolés du statut de vice-champion du monde, avaient trop d'avance. Jusqu'à quand ? 

Dernière actualisation : 13 janvier 2012

Carrière en club :

  • 2002 - 2008 : Biarritz Olympique
  • 2008 - 2009 : Leicester Tigers
  • 2009 - Maintenant : Stade Français Paris