Damien TRAILLE

Né le 12 juin 1979 à Pau
Taille : 194 cm - Poids : 105 kg

Poste : Trois-quarts polyvalent

Parcours en Equipe de France

86 sélection(s)


dont 15 en tant que remplaçant

Dernière sélection : 23/10/11 Nouvelle-Zélande - France
Première sélection : 10/11/01 France - Afrique du Sud
128 points


14 essai(s) 8 transformation(s) 12 pénalité(s) 2 drop(s)


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Biographie de Damien TRAILLE :

Lendemain d’une belle victoire contre les Springboks champions du monde, en novembre 2009, Damien Traille disait : « Polyvalent, c’est parfois la place du con. Tu peux jouer partout mais on ne te met nulle part. » Il venait d’honorer, à l’arrière du XV de France, sa 72e sélection serait bientôt remplaçant au centre (Samoa), puis à nouveau arrière (Nouvelle-Zélande) avant de se blesser et de disparaître des écrans tricolores quasiment un an. En novembre 2010, il revint ouvreur, un poste déjà occupé en bleu en 2006, (voir plus bas) auquel il souhaitait se replacer, en club comme chez les Bleus. L’habituel titulaire du poste François Trinh-Duc blessé, la voie était donc libre. Dans une équipe de France loin d’être sereine (déroute face à l’Australie 16-59 notamment, petite victoire 15-9 sur l’Argentine), l’expérience ne fut pourtant pas concluante. Il entama le Tournoi 2011 à nouveau arrière, glissa premier centre lors du deuxième match, puis finit sur le banc. Le ballet incessant. Il réapparut arrière en début de Coupe du monde 2011 (deux titularisations), puis plus rien, et fut enfin remplaçant (arrière) en finale...

Traille reste un phénomène. Ses mensurations lui auraient permis de jouer troisième ligne (1,94 m, 97 kg à ses débuts, 105 aujourd’hui), il est le troisième trois-quarts le plus capé du rugby français derrière deux monstres sacrés, Philippe Sella (111 sélections) et Serge Blanco (93) : 86 sélections glanées depuis 2001, passées majoritairement au centre de l’attaque des Bleus (54 titularisations à ce poste, 10 partenaires dont les principaux : Jauzion 15 fois, Marsh 13 fois, Marty 7 fois et Castaignède 6). Tout au long de sa carrière, il fut pourtant question de sa position sur le terrain, centre d’accord, mais n’a-t-il pas les qualités pour jouer ouvreur ou arrière ? Evidemment que si. Son énorme coup de godasse, peut-être le plus puissant de France après celui de Lionel Beauxis, « sa passe de 20 mètres des deux côtés » vantée par Laporte qui le premier le sélectionna, en 2001, son physique pour attaquer la ligne. Et désormais son expérience.

En 2003, alors qu’il enchaînait les sélections – il en comptera 24 de rang sur 24 possibles (aux côtés de Marsh, Castaignède, Garbajosa et Jauzion) avant d’être éclipsé par Jauzion lors de la Coupe du monde en Australie cette année-là – Traille reconnaissait « appliquer les consignes » avant tout. « Le côté patron, cela viendra après je pense », disait-il. Il le revendiqua plus tard. « Je veux prendre plus de responsabilités dans le jeu, gérer au mieux l’alternance », expliquait-il avant le France-Fidji de son retour en novembre 2010, désireux désormais de « faire jouer les autres » plus que de jouer les ballons pour lui-même. C’est ce qui l’avait poussé à affirmer à l’été 2010, à 31 ans, la volonté d’occuper ce poste d’ouvreur par lequel il avait commencé à l’école de rugby de Nay, à 20 km de Pau, sous les ordres de son père René, ancien troisième ligne d’Oloron, puis qu’il occupa par intermittence à Pau, Biarritz et en équipe de France (7 titularisations).

Traille ouvreur sous le maillot bleu, ce ne fut donc pas une première. L’expérience déjà tentée en 2006 par Laporte fut couronnée d’un immense succès au Cap en Afrique du Sud au mois de juin (victoire 36-26) avant de tourner court dans un automne balayé par les All Blacks (deux défaites dont le cinglant 47-3 à Lyon). On oublia vite la dithyrambe – « Dans sa vie sportive, Damien était un adolescent, il est devenu un homme », avait osé le manager Jo Maso – et Traille fut mis de côté pour ressurgir, après quelques nouvelles apparitions au centre, arrière en quart et en demi-finale de la Coupe du monde 2007. Avec cette erreur de placement qui coûta l’essai anglais en demie.

Quatre ans après, ce grand gaillard surdoué, à peine revenu sur les terrains après six mois d’absence, était donc à nouveau titularisé à l’ouverture du XV de France. S’il ne convainquit pas à ce poste, sa polyvalence et son expérience (deux titres de Champion de France en 2005 et 2006 et une finale de Coupe d’Europe en 2006 avec Biarritz, deux Grands Chelems en 2002 et 2004, deux Coupes du monde) semblaient en faire un incontournable du groupe tricolore, ce que confirma sa présence dans le Tournoi 2011, qu'il joua donc : à l'arrière (1 fois), en premier centre (2 fois) et sur le banc (2 fois), avant de redevenir arrière intermittent lors du Mondial, en Nouvelle-Zélande, son troisième.

A près de 33 ans, il ne fait logiquement plus partie des plans du nouveau sélectionneur, Philippe Saint-André. Mais pourrait bien dépanner, à l'occasion. Lui et Saint-André y sont disposés. « Je n'ai pas à me plaindre, disait-il à ce sujet dans L'Equipe du 13 janvier 2012, j'ai été gâté et j'en ai profité. Mais j'aimerais bien finir sur une autre note, vu comment s'est passé la dernière Coupe du monde. »

Dernière actualisation : 13 janvier 2012

Carrière en club :

  • 2000 - 2004 : Section Paloise
  • 2004 - Maintenant : Biarritz Olympique