Dimitri SZARZEWSKI
Taille : 180 cm - Poids : 105 kg
Poste : Talonneur
Parcours en Equipe de France
dont 31 en tant que remplaçant
Dernière sélection : 17/03/12 Pays de Galles - France
Première sélection : 10/07/04 Canada - France
6 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
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17/03/12 : Pays de Galles 16 - France 9
(remplaçant)
11/03/12 : France 22 - Angleterre 24
(titulaire)
04/03/12 : France 17 - Irlande 17
(titulaire)
26/02/12 : Écosse 17 - France 23
(titulaire)
04/02/12 : France 30 - Italie 12
(remplaçant)
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Biographie de Dimitri SZARZEWSKI :
Un match changea la donne. Le 2 juillet 2005, Dimitri Szarzewski était titularisé pour la première fois au talonnage du XV de France, à Brisbane, pour affronter les Wallabies. C’était un an après que Bernard Laporte, le sélectionneur, lui ait dit, au retour d’une tournée aux Etats-Unis où il n’avait été qu’une fois remplaçant : « Tu ne fais pas le poids, tu dois te renforcer musculairement pour le niveau international. » Et le Biterrois, face aux vice-champions du monde, sortit un match qui fit changer le regard des autres et le sien, surtout, sur sa vraie valeur. Il avait bossé dur pour faire mentir Laporte, il bosserait plus dur encore pour assouvir son ambition.
Cet été-là, il quitta donc Béziers, relégué en Pro D2, pour le Stade Français, récent finaliste de la Coupe d’Europe et du Championnat de France. Un mois après son arrivée à Paris, il affrontait le Stade Toulousain au Stade de France dans ce qui était alors un pari fou : attirer 80 000 personnes pour un match de Top 14. Pari réussi. Szarzewski marqua un essai de 70 mètres. La deuxième vie du « taureau de combat », comme l’appelait Jean-Pierre Elissalde qui fut son manager à Béziers, venait de commencer dans cette capitale qu’il avait découverte à 17 ans, avec son ami Yannick Nynaga, pour un réveillon du nouvel an improvisé sous la Tour Eiffel puis dans le hall d’un grand hôtel parisien, « à dormir comme des clochards ». Loin de Béziers, où il débarqua à 11 ans, loin de Cuxac d’Aude, en périphérie de Narbonne, où son père, quittant le Nord et les premières racines françaises de la famille Szarzewski venue de Pologne, installa les siens.
Depuis, Dimitri Szarzewski, renforcé de dix bons kilos (105) par rapport à ses débuts en première à l’ASB, est devenu l’un des incontournables talonneurs de France. Dur comme du bois, de la dynamite dans les jambes, combattant percutant. Joueur d’impact par-dessus tout. Mais « impact player » (trop) souvent. La rude concurrence est une dominante dans sa carrière. A Béziers, puis en équipe de France, il lutta avec Sébastien Bruno. A Paris, Blin et Kayser furent ses concurrents. Chez les Bleus, il y eut Bruno donc, mis surtout Servat avant sa blessure, puis Ibanez, de retour à un an de la Coupe du monde 2007, et de nouveau Servat à partir de 2008 et, particulièrement, depuis juin 2009. Ainsi, sur ses 56 sélections (2e talonneur français derrière Ibanez, à seulement 28 ans) au retour de la Coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande, Szarzewski comptait plus de remplacements que de titularisations ! Mais il possède, il faut lui reconnaître, cette capacité à tout donner sur une demi-heure, apportant le supplément d’âme et de jus nécessaires à la bonne tenue d’une fin de partie. « Même si le rugby se joue à 22, je préférerais avoir le numéro 2 dans le dos », glisse-il quand même. Il connut sa plus belle série en 2008-2009 avec 12 titularisations successives.
Parce qu’il voulait aller au plus haut puis y rester, Szarzewski n’a jamais compté les heures passer à lancer, courir, soulever de la fonte. De toute façon, le physique, il en ferait même s’il ne jouait pas au rugby. Et le rugby, il y jouerait même s’il n’était pas pro. Tout cela a trop d’importance. Le jeune homme très posé dans la vie (marié à 21 ans, deux fois papa à 24) s’en rendit certainement un peu plus compte quand en plein Tournoi 2007 il dut se faire opérer de l’épaule. A sept mois du Mondial en France. Alors comme toujours, il bossa, le hasard (blessure de Blin) fit le reste. Il entra en jeu pour gagner la finale de Top 14 avec le Stade Français contre Clermont se rappelant au bon souvenir des sélectionneurs. Puis souffla à Sébastien Bruno la deuxième place de talonneur derrière Ibanez pendant la Coupe du monde. Nyanga conclut : « J’envie son opiniâtreté. Quand il veut aller quelque part, rien ne peut l’en empêcher. »
D'abord seulement blessé au tendon d’Achille, Szarzewski ne fut pas retenu pour la série de tests de novembre 2010. Après une reprise en Top 14 en fin d'année, il fut victime, en janvier 2011 d'une rupture partielle de son tendon déjà abîmé, entraînant une opération et une indisponibilité pour le reste de la saison. Rapidement remis, le talonneur a manqué d'un rien la finale du Challenge Européen perdue par le Stade Français le 20 mai 2011 face aux Harlequins de Londres. Le devinant opérationnel pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, Marc Lièvremont le sélectionna le 11 mai. Après trois semaines d’entraînement individuel en Floride en mai-juin, définitivement remis, Szarzewski prenait part à la préparation du Mondial, se révélant effectivement opérationnel lors des deux matches amicaux contre l’Irlande, en août, au cours desquels (bénéficiant notamment de la blessure de Servat), il obtint deux titularisations. Il avait retrouvé son niveau d’explosivité et d’engagement, qu'il conserva pendant la Coupe du monde, sa deuxième à 27 ans, au cours de laquelle il disputa six des sept matches, dont les phases finales, mais un seulement en tant que titulaire, remplaçant de l'inusable William Servat.
Le 5 janvier 2011, le nouveau sélectionneur Philippe Saint-André dévoilait son premier groupe, trente joueurs appelés à préparer le Tournoi 2012 lors d'un stage fin janvier. Dimitri Szarzewski en faisait évidemment partie. Servat aussi...
Carrière en club :
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2002 - 2005 : AS Béziers Hérault2005 - Maintenant : Stade Français Paris






