Morgan PARRA
Taille : 180 cm - Poids : 78 kg
Poste : Demi de mêlée
Parcours en Equipe de France
dont 14 en tant que remplaçant
Dernière sélection : 17/03/12 Pays de Galles - France
Première sélection : 03/02/08 Écosse - France
2 essai(s) 36 transformation(s) 58 pénalité(s) 1 drop(s)
Derniers matches en Equipe de France
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17/03/12 : Pays de Galles 16 - France 9
(remplaçant)
11/03/12 : France 22 - Angleterre 24
(remplaçant)
04/03/12 : France 17 - Irlande 17
(titulaire)
26/02/12 : Écosse 17 - France 23
(titulaire)
04/02/12 : France 30 - Italie 12
(remplaçant)
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Biographie de Morgan PARRA :
Mercredi 15 novembre. La date était sans doute cerclée de rouge sur l'agenda de Pierre Raschi. A l’automne 2006, Bourgoin, qui vise les demi-finales du Top 14, s’englue à une sixième place peu conforme pour l’époque. Le manager isérois trépigne. En magasin, il dispose d’un gamin venu de Metz, qui a tenu la baraque en « dix » en amical contre les Harlequins, au mois d’août, face à Andrew Mehrtens, une sommité du rugby mondial ! Ce « gone » s’appelle Morgan Parra, il n’a pas 18 ans. Les aura le 15 novembre, donc. Et dès le 18, le voilà titulaire à 18 ans et 3 jours pour affronter Agen, en Top 14. Première d’une carrière d’adulte assise sur un socle solide : deux années au Pôle France de Marcoussis, un titre de Champion de France Reichel avec le CSBJ. Dans son antre de Pierre-Rajon, Bourgoin s’impose 31-18.
Pourtant, le « petit » Parra n’affiche que les mensurations du français moyen : 1,80 mètre, 75 kilos. Mais l’essentiel est ailleurs. Repositionné en demi de mêlée, il devient un leader de jeu et de paroles. Pascal Peyron, 36 ans, Olivier Sourgens, 34, s’exécutent. Raschi sait qu’il a de l’or dans les mains et lui fait immédiatement signer un contrat pro. En quelques matches, Parra bouscule le taulier Mickaël Forest et l’Irlandais Prendergast, venu du Munster, se contentera désormais de bouts de matches.
Précoce en club, Parra le sera aussi au plus haut niveau. A 19 ans, 2 mois et 18 jours, il devient l’un des plus jeunes internationaux français, devancé par Claude Dourthe, Jean Gachassin ou Frédéric Michalak*. Le nouveau sélectionneur Marc Lièvremont veut faire de lui la voix du futur. Pour sa première, le 3 février 2008, Parra foule quelques minutes le pré de Murrayfield pour un succès aisé, 6-27. Puis il est titulaire vingt jours plus tard contre l’Angleterre au Stade de France, formant la plus jeune charnière de l’histoire du XV de France avec le Montpelliérain François Trinh-Duc (21 ans alors). La France découvre un gamin qui gueule sur plus grands que lui et prend les buts à son compte. Au-delà de la défaite 24-13, c’est l’assurance du demi de mêlée qui fait la Une des journaux. « Exceptionnel ce qu’a fait Morgan à 19 ans compte tenu de la qualité de l’adversaire, s’exclamait d’ailleurs Lièvremont au lendemain du match. Il a su bien éjecter, assumer son rôle de buteur et son autorité. »
A Bourgoin, Parra connaît les heurts d’un club qui lutte pour ne pas perdre. Le modèle berjallien a vécu. Comme tous ses copains d’une génération talentueuse – Yann David, Sylvain et Mathieu Nicolas, Jean-Philippe Genevois –, il s’en va chez plus accueillant, plus structuré, plus ambitieux. Mais privilégie la « famille ». A Clermont, il retrouve Julien Bonnaire, Julien Pierre et Benoit Cabello, trois anciens Berjalliens.
Du côté de Michelin, la saison 2009-2010 s’écrit d’abord poussivement. « Tout le monde avait tendance à oublier qu’il n’avait que 20 piges, raconte Cabello. En plus, Morgan, en 9, devait assimiler le nouveau système de jeu et toutes les combinaisons qui vont avec. Et puis il passait d’un petit club familial à un autre qui avait d’énormes ambitions. Il y avait plus d’attentes. » Qu’il finira par combler, mis en confiance par ses performances en équipe de France. Jusqu’en novembre 2009, Parra n’y était pourtant pas premier choix (5 titularisations en 12 sélections) comme encore en formation, devancé d’abord par Jean-Baptiste Elissalde (en 2008) puis par Julien Dupuy (2009). Janvier 2010, Dupuy suspendu, le boulevard s’ouvre et Lièvremont confie les clés de la maison bleue à son jeune prodige pour un Tournoi qui, match après match, se transforme en Grand Chelem. Parra termine meilleur réalisateur (ex-æquo avec le Gallois Stephen Jones) : 61 points et 82% de réussite. Il a surtout posé son emprise sur un groupe. Dans la foulée, il prend les rênes de l’ASM, dispute son premier quart de finale européen et remporte le Bouclier de Brennus, qui fuyait Clermont depuis 99 ans et plus particulièrement depuis les trois dernières finales perdues consécutivement.
Elu par ses pairs meilleur joueur du Top 14 à l’automne 2010, Parra devait confirmer. Passé, de son propre aveu, à côté des tests de novembre 2010 (notamment la déculotté contre l'Australie), le petit Lorrain, grandi en Isère et devenu incontournable en Auvergne, a connu un exercice 2010-2011 plus compliqué que le précédent au sein d'une équipe clermontoise logiquement en fin de cycle (défaite en demi-finale du Top 14), dans un groupe France où le retour en forme de Dimitri Yachvili accrut la concurrence entre les deux demis de mêlée, qui tourna à l'avantage du Biarrot pendant le Tournoi 2011 avant qu'une blessure de ce dernier ne laisse la voie libre. Ainsi, à l'orée de la Coupe du monde 2011 pour laquelle il fut évidemment sélectionné, Morgan Parra se présentait comme le premier demi de mêlée de l'ère Lièvremont, comptant notamment, depuis 2010, 14 titularisations et 3 remplacements sur 17 sélections possibles (les deux matches contre l'Irlande d'août 2011 inclus). Il n'avait pourtant pas fini de nous surprendre (lui... et le sélectionneur !).
Après avoir fait tourner ses deux demi de mêlées sur les deux premiers matches du Mondial, insatisfait des performances de son ouvreur François Trinh-Duc, Marc Lièvremont décida, pour le choc des matches de poule contre la Nouvelle-Zélande, de titulariser Morgan Parra à l'ouverture ! Il le maintint à ce poste jusqu'à la finale (5 titularisations consécutives en dix), Parra devenant ainsi, au niveau international, un demi de mêlée polyvalent comme l'avaient été avant lui Frédéric Michalak, Jean-Baptiste Elissalde ou Jean-Louis Bérot. Se révéla-t-il un grand ouvreur ? Evidemment non. Mais il fit preuve d'un grand courage et d'un engagement irréprochable en défense, apporta son envie et sa détermination en attaque. A moins de 23 ans, il joua donc une finale de Coupe du monde à son poste de formation. C'était son 27e match consécutif en bleu sur 27 possible depuis le 13 novembre 2009 (meilleure série en cours). Pendant le Mondial, Parra est par ailleurs devenu le dixième meilleur réalisateur de l'histoire du XV de France (232 points), se partageant la tâche avec Yachvili, culminant sur la compétition à un taux de réussite supérieur à 80% (37 points) !
De retour à Clermont, il a retrouvé son poste : demi de mêlée. Il s'y épanouit à nouveau. Et, naturellement, le 5 janvier 2012, Philippe Saint-André, le nouveau sélectionneur du XV de France, l'a retenu dans son groupe de trente joueurs appelés à préparer le prochain Tournoi.
* Le Dacquois Claude Dourthe est international à l’âge de 18 ans et 7 jours le 27 novembre 1966 contre la Roumanie à Bucarest (3-9). Huit autres joueurs moins connus ont débuté avant 19 ans. Le Pyrénéen Jean Gachassin joue pour la première fois en bleu le 7 janvier 1961 contre l'Ecosse (11-0) à 19 ans et 15 jours. Le Toulousain Frédéric Michalak joue pour la première fois en équipe de France le 10 novembre 2001 contre l’Afrique du Sud (victoire 20-10) à 19 ans et 25 jours.
Morgan Parra intime et souriant
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Carrière en club :
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2006 - 2009 : CS Bourgoin-Jallieu2009 - Maintenant : ASM Clermont Auvergne





