Maxime MÉDARD

Né le 16 novembre 1986 à Toulouse
Taille : 180 cm - Poids : 89 kg

Poste : AIlier ou arrière

Parcours en Equipe de France

30 sélection(s)


dont 3 en tant que remplaçant

Dernière sélection : 26/02/12 Écosse - France
Première sélection : 08/11/08 France - Argentine
53 points


10 essai(s) 1 drop(s)


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Biographie de Maxime MÉDARD :

En 2010, Maxime Médard est redevenu celui qu’on avait connu flamboyant, 14 fois sélectionné sur 14 possibles de novembre 2008 à novembre 2009 (13 titularisations), arrière (8 fois) ou ailier (5) avec autant de réussite. Entre temps, le Toulousain s’était pris « dans la gueule » deux « claques » dont il disait, en 2009 justement, avoir besoin pour avancer. Deux soucis d’ordre privé, un départ puis un deuil, qui eurent à neuf mois d’intervalle une action opposée, le premier le plongeant dans la tourmente quand le deuxième, comme un déclic, l’en fit sortir, quelques jours avant une demi-finale européenne qui le remit en selle (mai 2010). Il revint donc intenable au fond du terrain toulousain, meilleur marqueur du Top 14 2010-2011 (15 essais), rappelé chez les Bleus après un an de disette pour y redevenir indiscutable en 2011, du premier match du Tournoi à la finale de la Coupe du monde (1 match manqué sur blessre sur 14). La carrière de Médard, sans doute l’un des plus doués de sa génération (championne du monde -21 ans en 2006), ne serait-elle faite que de hauts et de bas ?

A Toulouse, il avait connu sa première titularisation en « une » en novembre 2004 (contre Castres, au centre !) et marqué ce jour-là son premier essai. Il signa son premier contrat pro en 2005 à 18 ans, « un peu tôt » de l’aveu ultérieur de son président, René Bouscatel. Sorti de l’austérité du Pôle France de Marcoussis, il se perdit en chemin, surdoué à qui tout souriait trop vite. « Je flambais, j’étais un fêtard », reconnut-il. Première claque. En juin 2007, Emile Ntamack, son entraineur chez les Espoirs toulousains où il était redescendu, lui dit en substance : « Parti comme ça, tu ne réussiras pas. » Alors que la France s’embrasait pour la Coupe du monde, lui enfila des gants de boxe dans la salle de Blagnac, sa ville, pour souffrir sous les commandements de Mohamed Benama, l’entraîneur de l’ex-champion du monde Mayar Monshipur. Il perdit sept kilos, apprit la souffrance et expliqua plein d’humilité : « J’ai travaillé dans la difficulté. On m’a dit : ‘‘ça ne va pas, recommence.’’ Je me suis exécuté. »

Jusque-là, il avait au mieux glané dix titularisations en première, il entama alors sa plus belle saison (2007-2008) avec Toulouse, profitant notamment du temps de jeu que lui « offrirent » les graves blessures de Clerc et Poitrenaud : 25 titularisations sur 27 matches joués, deuxième meilleur marqueur du Top 14 derrière Nalaga avec 14 essais inscrits. Il joua la finale de Coupe d’Europe perdue contre le Munster (titulaire à l’aile) et remporta contre Clermont celle du Championnat de France, titulaire à l’arrière, auteur du deuxième essai toulousain. Une semaine plus tôt, il avait également marqué et fait marquer en demie contre le Stade Français. Et Fabien Galthié, l’entraîneur parisien, s’était exclamé : « Il vole, ce gamin ! » Lui semblait juste beaucoup s’amuser. Il dit d’ailleurs : « Au Stade Toulousain, on est formé pour jouer avec le ballon, pas formaté pour taper dedans. » Il possède pourtant un joli coup de godasse, de son pied gauche.

Et vint la consécration internationale, en novembre 2008. Marc Lièvremont expliqua : « Maxime Médard avec le XV de France, c’était une forme d’évidence par rapport à son début de saison et son potentiel. » Mais il apparut timoré. Où était sa fantaisie, « son rugby naturel, sans calcul » dont parle le manager toulousain Guy Novès ? « Lorsque j’étais jeune et que je regardais les matches des Bleus, si les arrières ne relançaient pas, j’éteignais la télé, expliqua-t-il plus tard. Après mes trois premiers matches, je me suis dit : ‘‘merde, pas mal de gamins ont dû éteindre la leur.’’ Finalement, j’ai réussi à être davantage moi-même. »* Il le sera totalement le 13 juin 2009 quand il interceptera une passe destinée à Rokocoko sur la pelouse du Carisbrook de Dunedin et marquera 60 mètres plus loin l’essai qui scella la victoire française contre la Nouvelle-Zélande (27-22). C’était avant le trou noir. Avant la renaissance et le titre européen 2010 (titulaire en finale), notamment.

En 2010-2011, dès le mois d'août, on le vit très en jambe. A l'issue de la saison couronnée par un deuxième titre de Champion de France et cette place de meilleur marqueur du Top 14, il était le joueur le plus utilisé par le staff toulousain (31 matches dont 28 comme titluaire). En bleu, après une unique sélection en novembre contre les Fidji, Médard disputa quatre des cinq matches du Tournoi 2011, ne manquant que le rendez-vous en Angleterre sur blessure. Dans la foulée de cette belle saison, il fut naturellement l'un des piliers du trio de fond du terrain du XV de France lors de la Coupe du monde, en Nouvelle-Zélande : sept matches sur sept (un seul remplacement), un essai en quart de finale contre l'Angleterre, son neuvième au niveau international. Et si, comme le reste de l'équipe, il ne brilla pas offensivement, son retour sur les terrains avec le Stade Toulousain a confirmé qu'il possédait toujours son potentiel. 

Le 5 janvier 2012, il a été sélectionné par le nouvel homme fort du XV de France, Philippe Saint-André, pour participer, au sein d'un groupe de trente joueurs, au stage préparatoire au prochain Tournoi des Six Nations. 


* L’Equipe Magazine, 18 avril 2009.
 

Dernière actualisation : 11 janvier 2012

Carrière en club :

  • 2004 - Maintenant : Stade Toulousain