Sylvain MARCONNET
Taille : 183 cm - Poids : 117 kg
Poste : Pilier
Parcours en Equipe de France
dont 26 en tant que remplaçant et 1 capitanat(s)
Dernière sélection : 13/08/11 France - Irlande
Première sélection : 14/11/98 France - Argentine
3 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
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13/08/11 : France 19 - Irlande 12
(titulaire)
12/03/11 : Italie 22 - France 21
(titulaire)
26/02/11 : Angleterre 17 - France 9
(remplaçant)
13/02/11 : Irlande 22 - France 25
(remplaçant)
13/02/10 : France 33 - Irlande 10
(remplaçant)
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Biographie de Sylvain MARCONNET :
Il est le pilier français le plus capé devant Christian Califano et Pieter de Villiers, le quatrième au monde à avoir le plus représenté son pays en première ligne (voir listes ci-dessous). Sylvain Marconnet, 83 sélections dont 57 comme titulaire depuis novembre 1998, est un monument du rugby français qui affirma pourtant le jour où il battait le record de Califano : « Je n’ai pas le droit de dire que je m’en fous mais ce n’est pas une chose sur laquelle je m’arrête. A la fin de ma carrière peut-être… » C’était dans L’Equipe le 11 février 2007, jour de sa 70e cape et de victoire à Croke Park. Cette carrière aurait pu s’arrêter quelques semaines plus tard, compteur bloqué à 71. Le 4 mars de cette année de Coupe du monde en France, Marconnet se brisait tibia et péroné de la jambe gauche sur une piste de ski de la station du Corbier, dans les Alpes.
A la faveur d’une tournée sans queue ni tête en Nouvelle-Zélande où il boucha les trous en juin 2007, Califano revint à hauteur : record co-détenu. Marconnet, lui, manqua le Mondial malgré son obstination à revenir et l’entêtement du sélectionneur Bernard Laporte à croire en son retour. Début août, à un mois de l’échéance, il se fissura la malléole. Nicolas Mas le remplaça. Marconnet ne rejoua pas avant mars 2008, après quatre opérations et un an d’absence. Il avait eu le temps de mesurer le chemin parcouru depuis Givors, sa ville natale, où gamin il avait supporté un père pilier avant lui, débuté le rugby à six ans avant de migrer à Grenoble en juniors pour passer de la troisième à la première ligne parce que, expliqua-t-il souvent, il s’était plus élargi qu’il n’avait grandi. Heureusement, le jeu changeait – « pilier à l’ancienne, ça ne m’aurait pas plu » – et Califano, « qui [le] faisait rêver », lui fit « aimer le poste de pilier dans le jeu moderne ».
A Grenoble, même face aux mammouths de l’ère Fouroux, « Sylvain était très facile, trop facile », se souvint le talonneur Fabrice Landreau dans L’Equipe en novembre 2004 quand le quotidien titra au sujet de Marconnet : « Le numéro 1 mondial ». En 2004, à 28 ans et 44 sélections, le pilier exprimait enfin la plénitude d’un potentiel immense jusque-là exploité en partie seulement. Après avoir grandi au pied des Alpes, il avait muri au Stade Français sous l’aile des vieux briscards Simon-Moscato-Gimbert tout en obtenant, déjà, quelques sélections – la première à 22 ans, comme Califano qu’il remplaçait – puis pris la place qui devait être la sienne, en club comme en équipe de France. « Sylvain a tout pour être le meilleur pilier du monde », disait souvent son entraineur australien John Connolly (2000-2002). En 2004, il l’était devenu, aussi à l’aise à gauche qu’à droite où Laporte l’avait replacé en 2003 pour suppléer De Villiers suspendu (Tournoi) puis blessé (Coupe du monde).
Marconnet n’a pourtant jamais eu la partie facile, soumis à rude concurrence à Paris (dans l’ordre chronologique Simon, Roncero) comme chez les Bleus (Califano, Crenca, Milloud). Sa polyvalence l’aida autant qu’elle put le desservir, remplaçant de luxe qui lâcha alors qu’il venait de disputer, en 2005 avec le Stade Français , une finale européenne et une de championnat le numéro 17dans le dos : « Quand on est pilier, les numéros à deux chiffres, ça ne fait pas rire. » En équipe de France, il connut aussi le roulement à trois avec Milloud et De Villiers (2006-2007). Jusqu’à la blessure, donc.
« Sylvain, c’est une force de la nature, expliquait au moment du record en 2007 Hervé Chaffardon, qui le côtoya à Grenoble puis à Paris. En musculation, il détruit tout, en mêlée, il ne bouge pas s’il l’a décidé et, pour le reste, il court partout. Ce mec, c’est un mystère. » Un mystère suffisamment déterminé pour raccrocher le train de l’équipe de France en 2009 et conquérir 9 nouvelles sélections (7 titularisations) et un capitanat (Samoa 2009). La dernière remonte à février 2010 et un remplacement contre l’Irlande qui lui permit de participer timidement au Grand Chelem, comme il l’avait fait en 2002. En concurrence avec des piliers plus jeunes (Domingo, Barcella blessé) et pour certains polyvalents comme lui (Poux, Schuster), Sylvain Marconnet, 35 ans depuis avril, désormais joueur du Biarritz Olympique après treize années parisiennes, a été rappelé en équipe de France en janvier 2011 après avoir été oublié en novembre et juin. Remplaçant contre l'Angleterre pendant le dernier Tournoi, puis titulaire contre l'Italie, le néo-Biarrot n'a pas survécu au revers de Rome le 12 mars (première défaite française en Italie, première défaite contre les Italiens dans le Tournoi), exclu avec cinq autres joueurs avant le dernier match contre le pays de Galles. "Bénéficiant" des blessures de Barcella et Domingo, il a pourtant été sélectionné dans un groupe de 32 joueurs appelés à préparer la Coupe du monde. Le 21 août dernier, après un dernier match en Bleu contre l'Irlande à Bordeaux une semaine auparavant, Marconnet quittait le groupe France, Lièvremont lui ayant finalement préféré Barcella (rétabli) et la présence d'un troisième talonneur dans sa liste définitive de 30 joueurs. C'en est a priori fini de la carrière internationale du pilier français le plus capé.
Marconnet a remporté quatre titres de Champion de France avec le Stade Français, en 1998 (remplaçant), 2000, 2003 et 2004 (titulaire) et perdu une cinquième finale en 2005 (remplaçant). Il a disputé deux finales européennes perdues en 2001 (titulaire) et 2005 (remplaçant). En équipe de France, il a joué le Grand Chelem 2004 dans son intégralité et perdu une demi-finale de Coupe du monde en 2003. Sur ses 57 titularisations, il en compte 33 à gauche et 24 à droite.
Les piliers les plus capés au monde (au 1er septembre 2011) : 1. Jason Leonard (ANG, 114 sélections + 5 avec les Lions britanniques), 2. John Hayes (IRL, 105+2 série en cours), 3. Andrea Lo Cicero (ITA, 88 série en cours), 4. Sylvain Marconnet (FRA, 84), 5. Os du Randt (AFS, 80), 6. Tony Woodcock (NZ, 76 série en cours), 7. Phil Vickery (ANG, 73+5), 8. CJ van der Linde (AFS, 72 série en cours), etc.
Les piliers français les plus capés (au 1er septembre 2011) : 1. Sylvain Marconnet (84), 2. Christian Califano (71), 3. Pieter de Villiers (69), 4. Robert Paparemborde (55), 5. Amédée Domenech (51), etc.
Carrière en club :
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1994 - 1997 : FC Grenoble1997 - 2010 : Stade Français Paris2010 - Maintenant : Biarritz Olympique






