Imanol HARINORDOQUY
Taille : 192 cm - Poids : 110 kg
Poste : Numéro huit
Parcours en Equipe de France
dont 16 en tant que remplaçant et 1 capitanat(s)
Dernière sélection : 17/03/12 Pays de Galles - France
Première sélection : 16/02/02 Pays de Galles - France
13 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
-
17/03/12 : Pays de Galles 16 - France 9
(titulaire)
11/03/12 : France 22 - Angleterre 24
(titulaire)
04/03/12 : France 17 - Irlande 17
(titulaire)
26/02/12 : Écosse 17 - France 23
(titulaire)
04/02/12 : France 30 - Italie 12
(remplaçant)
Voir tous les matches
Biographie de Imanol HARINORDOQUY :
Quand André Lestorte, le président de la Section Paloise, lui proposa son premier contrat pro, un contrat de trois années, Imanol Harinordoquy, 20 ans alors, lui répondit : « Pas trois ans, un an. Et si je ne me plais pas au bout de trois mois, je rentre chez moi. » Chez lui, c’est Saint-Jean-Pied-de-Port, dans les Pyrénées atlantiques, et le club de Garazi où il comptait s’en retourner après un titre de Champion de France Juniors Reichel remporté avec les copains de la Section. Pour le jeune Imanol, le rugby, c’était deux entrainements et un match dans la semaine, un amusement, voire un défouloir, certainement pas un métier. Lui se voyait tout droit filer dans les pas de son père, négociant en bestiaux. Mais parce qu’« il n’y a que ceux qui n’essaient pas qui ne se trompent pas », il tenta l’aventure et parapha le contrat : été 2000, début d’une grande carrière toujours en cours, déjà couronnée, mi-2011, par 69 sélections en équipe de France, trois Grands Chelems (2002, 2004, 2010) et deux demi-finales de Coupe du monde (2003-2007). Par deux titres de Champion de France avec Biarritz, aussi (2005, 2006), et deux finales européennes (2006, 2010).
Il y eut pourtant quelques trous d’air dans cette trajectoire si longtemps ascensionnelle qui, naturellement, finit par s’essouffler. Sélectionné (et titularisé) pour la première fois à Cardiff lors du deuxième match du Tournoi 2002 alors qu’il n’avait pas encore 22 ans, Imanol Harinordoquy fut appelé 32 fois en équipe de France de février 2002 à février 2005 (30 titularisations, 26 fois en numéro huit), membre incontournable de la troisième ligne tricolore entouré des deux monstres sacrés Serge Betsen et Olivier Magne. Sur cette période, les trois hommes furent alignés 24 fois ensemble dans le XV de départ. Harinordoquy connut l’heure la plus prolifique de son histoire en bleu avec des essais marqués en Coupe du monde contre les Fidji, l’Ecosse et l’Irlande puis, pendant son deuxième Grand Chelem, contre l’Italie (doublé), Galles et l’Angleterre. Dans la foulée, il signa à Biarritz, le club basque en plein essor. Mais ce fut la panne. « J’avais joué quatre ou cinq ans sans jamais me blesser, tout fonctionnait, raconte-t-il aujourd’hui. Là, je changeais de club et je savais que nul n’est prophète en son pays (basque, ndlr). Ça allait être dur et j’ai été servi. Je ne jouais pas à mon poste, j’ai joué blessé. Pendant quelques temps, j’ai cru que je ne savais même plus faire une passe. » La concurrence de Thomas Lièvremont, au BO, et du nouvel arrivant chez les Bleus Julien Bonnaire ajoutèrent à la pression. Le 26 février 2005, comme un symbole, Harinordoquy, remplaçant entré en fin de partie, se loupa en sortie de mêlée et ce fut le frigo. Puis les choix de Bernard Laporte et les pépins physiques perturbèrent sa carrière internationale jusqu’en 2007 (2 sélections en deux ans, en juin 2006). Mais le grand Basque, le premier en troisième ligne chez les Bleus depuis Michel Celaya à la fin des années 50, qu’on avait jugé un peu vite hautain – « quand je marche, je me tiens droit et je ne regarde pas mes chaussures, je suis fier, c’est vrai », admet-il – et plus joueur que combattant, partit à la mine et bossa double le temps de se sentir chez lui à Biarritz comme il se sentait chez lui à Pau. Il reconnaît : « Je me suis forgé un caractère plus dur. » Un physique aussi : 108 ou 110 kilos sur la balance contre 100 à ses débuts. Et, en juin 2006, Patrice Lagisquet, son entraineur à Biarritz, déclarait dans L’Equipe Magazine : « Imanol est devenu sobre et anonyme, mais aussi plus complet et plus efficace. Il a ajouté à son bagage rugbystique la constance, l’implication et la présence au combat. Du coup, il joue libéré. Il a pris une autre dimension, y compris dans le groupe. Franchement, il est impressionnant. » Tel est le joueur qui refit donc surface en pays basque à la faveur de deux campagnes historiques (doublé Top 14 2005 et 2006) avant de retrouver la sélection en année de Coupe du monde. Du Mondial 2007, on garde en mémoire ce grattage d’un Harinordoquy remplaçant déterminant qui, en quart de finale, sauva les Français à quelques mètres de leur ligne après une séquence mémorable de pick’n go néo-zélandaise.
Malgré la volonté de rajeunissement du staff (Lièvremont-Ntamack-Retière) qui prit ses fonctions en 2008, Harinordoquy, 31 ans en 2011, a su « séduire » Marc Lièvremont pour devenir le numéro huit le plus titularisé par ce sélectionneur : 19 fois, devant Picamoles (11), Bonnaire (5) et Chabal (4). Joueur incontournable du Grand Chelem 2010, leader d’un Biarritz Olympique finaliste européen la même année (le nez bandé !) dont il devenait le capitaine en août 2010 (sous contrat jusqu’en 2014), Imanol a connu un automne 2010 difficile - malgré son unique capitanat en bleu contre les Fidji, voyant Sébastien Chabal, repositionné en troisième ligne centre, lui passer devant. Il retrouva une meilleure place lors du Tournoi 2011 (3 titularisatons, 2 remplacements) et profita notamment de deux contre-performances de Chabal contre l'Angleterre puis l'Italie pour reprendre son "bien", le maillot frappé du numéro huit en fin de Tournoi.
Logiquement sélectionné pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande (sa troisième), il y a subi la concurrence de Louis Picamoles et de Raphaël Lakafia, son jeune partenaire biarrot, révélation de l'année au BO qui l'avait poussé sur le flanc de la mêlée, avant de s'imposer pour la phase finale dont il joua les trois matches jusqu'à la finale en tant que titulaire. Au total sur la compétition : sept sélections sur sept (quatre titularisations). Et le voilà, à 77 sélections depuis 2002, neuvième français le plus capé ! L'aventure n'est pas finie. Le 5 janvier 2012, il était appelé par le nouveau sélectionneur Philippe Saint-André à participer au stage préparatoire au Tournoi 2012.
Avec le BO, Harinordoquy a retrouvé en 2011 les phases finales du Top 14 (barrage perdu contre Clermont) après trois années de disette et disputé un quart de finale en Coupe d'Europe (perdu contre Toulouse). Il a retrouvé, au retour de Nouvelle-Zélande, un Biarritz Olympique dernier du Top 14...
Carrière en club :
-
2000 - 2004 : Section Paloise2004 - Maintenant : Biarritz Olympique





