Thierry DUSAUTOIR
Taille : 188 cm - Poids : 100 kg
Poste : Troisième ligne aile
Parcours en Equipe de France
dont 1 en tant que remplaçant et 31 capitanat(s)
Dernière sélection : 17/03/12 Pays de Galles - France
Première sélection : 17/06/06 Roumanie - France
6 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
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17/03/12 : Pays de Galles 16 - France 9
(titulaire)
11/03/12 : France 22 - Angleterre 24
(titulaire)
04/03/12 : France 17 - Irlande 17
(titulaire)
26/02/12 : Écosse 17 - France 23
(titulaire)
04/02/12 : France 30 - Italie 12
(titulaire)
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Biographie de Thierry DUSAUTOIR :
Il porte sur le front une marque indélébile. Une petite cicatrice entre les deux yeux, souvenir d’un France - Nouvelle-Zélande qui a bien failli lui coûter sa carrière chez les Bleus (défaite 47-3 à Lyon). Cette troisième sélection cauchemardesque lui valut un long passage au frigo malgré le fracas de ses performances sous les couleurs de Biarritz (2004-2006) puis du Stade Toulousain (à partir de 2006) – enfin libéré de ses études d’ingénieur en chimie des matériaux.
Il fallut donc compter sur la chance – ou plutôt la malchance d’Elvis Vermeulen, blessé, qui lui céda sa place – pour raccrocher le train de la Coupe du monde 2007. Et Dusautoir ne quitta plus les Bleus. « J’avais dis à Bernard (Laporte) que le jour où il le prendrait, il ne pourrait plus s’en passer », se souvient Jacques Delmas, ancien entraîneur de Dusautoir à Biarritz. La trajectoire ne fut pas si linéaire, mais l’histoire se recoupe parfois et c’est face aux All Blacks, encore, que l’enfant de Divo en Côte d’Ivoire (il est né à Abidjan) explosa à la face du monde.
En plus de l’essai qu’il inscrivit ce soir-là, la légende raconte que lors du quart de finale du Mondial 2007, à Cardiff, il réussit 36 plaquages, soit deux de plus que le total de la troisième ligne néo-zélandaise dans son ensemble ! La presse britannique s’empressa de le baptiser « the Black Destroyer ». Un hommage autant qu’un raccourci. L’intéressé refuse d’être rangé dans la catégorie des flankers exclusivement défensifs : « C’est vrai que c’est mon activité principale sur le terrain. Mais je n’ai pas toujours été porté sur le plaquage. J’étais plutôt un joueur offensif avant ma blessure au genou, soutient le troisième-ligne aile international. J’ai débuté en équipe première à Bègles parce que j’avais un tempérament offensif. Après, il a fallu s’adapter pour plein de raisons et d’abord parce que j’ai évolué dans pas mal d’équipes où on avait surtout besoin de ne pas prendre de points. » A Bègles donc (2001-2003), puis à Colomiers (2003-2004).
Alors que la Coupe du monde 2007 battait son plein, prophétique, Guy Novès, le manager de Toulouse, avait dit de son joueur : « Il me fait penser à Jean-Pierre Rives », capitaine du premier XV de France victorieux en terre All Black, en 1979. Dusautoir avait besoin d’une prise pour ne plus lâcher l’équipe de France. Il la trouva lors de ce match dantesque au Millennium. A tel point que Marc Lièvremont, successeur de Laporte à la tête des Bleus, en fit d’abord un incontournable de sa troisième ligne (12 sélections sur 15 possibles de février 2008 à mars 2009), avant d’en faire son capitaine lors de la tournée d’été 2009 en Nouvelle-Zélande et en Australie. Les Tricolores triomphaient alors à Dunedin (27-22) au terme d’un match à l’image de leur nouveau guide : acharné, engagé. Première victoire française en Nouvelle-Zélande depuis 1994 ! Dusautoir, qui n’a plus raté de sélection depuis novembre 2008 (à l'exception de France - Fidji en novembre 2010 pour lequel il fut mis au repos), devint encore plus incontournable : il est le joueur le plus sélectionné par Lièvremont lors de son mandat, 39 fois sur 45 possibles (39 titularisations !).
Désormais cinquième capitaine de l'histoire des Bleus (26 fois), le Toulousain a pourtant dû forcer sa nature avant d’accepter ce rôle (qu’il tient aussi à Toulouse) et surtout d’en maîtriser tous les ressorts. D’un naturel discret, presque renfermé, il déclarait à propos de lui-même lors de son arrivée au Stade Toulousain, à l’été 2006 : « Les gens ont du courage de venir me parler. » Il lui en fallut surtout à lui pour briser l’armure derrière laquelle il se réfugiait. Tout le monde le connaît à présent. Dusautoir, joueur galonné de l’équipe de France (49 capes), perché sur quatre titres de Champion de France (2005, 2006, 2008, 2011), un titre de champion d’Europe (2010), un Grand Chelem (2010)... et désormais une finale de Coupe du moonde (2011) - les quatre derniers en tant que capitaine.
L’homme a mûri et l'expérience compliquée lors du dernier Mondial (deux défaites en poule, tensions entre l'encadrement et les médias présents) l'a poussé à se surpasser. Affrontant la presse d'un côté, s'ouvrant à ses hommes de l'autre. Avant 2011, il disait à propos du capitanat, vécu comme un défi : « J’essaie de rester moi-même. Je dois parler une ou deux fois aux entraînements, mais je ne cours pas après chaque mec pour donner des consignes ou rectifier une course. Je prends en main le dernier entraînement, surtout parce que c’est une manière pour moi de rentrer dans mon match et d’enfiler ce costume. » Les déroutes de juin 2010 en Afrique du Sud et en Argentine, puis celle magistrale en novembre 2010 au Stade de France contre l’Australie (16-59, plus gros score encaissé par le XV de France sur son sol), le revers concédé en Italie en mars 2011 (première défaite contre l'Italie chez elle et premier revers contre les Italiens dans le Tournoi) avaient ébranlé le capitaine, remis en cause par certains médias. La Coupe du monde en Nouvelle-Zélande (sa deuxième) l'a révélé plus fort que jamais, bosseur, assumant et serrant les dents quand les affaires tournaient mal, bosseur et travaillant toujours autant quand, enfin, les résultats souriaient. Il livra, le 23 octobre à l'Eden Park d'Auckland, un match incroyable d'intensité contre les All Blacks en finale du Mondial, entraînant dans son sillage un XV de France enfin à la hauteur de l'événement. Il fut récompensé du titre de meilleur joueur de l'année délivré par l'IRB, la fédération internationale, qu'un seul autre Français avait obtenu avant lui, Fabien Galthié en 2002. Il succédait ainsi à son homologue victorieux du Trophée Webb-Ellis, le Néo-Zélandais Richie McCaw.
Et c'est sans hésitation aucune que le nouvel homme fort du XV de France, Philippe Saint-André, annonçait le 9 décembre 2011, lors de son intronisation officielle, un mois avant sa première sélection, que son capitaine serait Thierry Dusautoir.
Carrière en club :
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2001 - 2003 : Union Bordeaux-Bègles2003 - 2004 : US Colomiers2004 - 2006 : Biarritz Olympique2006 - Maintenant : Stade Toulousain






