Vincent CLERC

Né le 7 mai 1981 à Echirolles
Taille : 178 cm - Poids : 90 kg

Poste : Ailier

Parcours en Equipe de France

61 sélection(s)


dont 10 en tant que remplaçant

Dernière sélection : 11/03/12 France - Angleterre
Première sélection : 09/11/02 France - Afrique du Sud
160 points


32 essai(s)


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Biographie de Vincent CLERC :

D’entrée, Vincent Clerc avait tapé fort. Titularisé le 9 novembre 2002 à l’aile droite du XV de France après seulement sept matches de Top 16 et deux de Coupe d’Europe avec le Stade Toulousain (et déjà six essais), il établit un record de précocité. Ce soir-là contre les Springboks, il marqua le premier de ses 31 essais internationaux - il est le troisième meilleur marqueur de l'histoire du XV de France. Un an et demi plus tôt, il évoluait encore en Juniors à Grenoble et là, en quelques semaines, il venait de se faire une place entre Ntamack, Jeanjean, Heymans, Marfaing et Garbajosa à Toulouse, Dominici, Bory, Rougerie (alors blessé) et encore Heymans et Garbajosa en équipe de France. L’ascension allait perdurer la saison entière chez les Bleus (10 sélections sur 11 possibles, 4 essais) et à Toulouse (15 essais dont 1 en finale de H Cup, Champion d’Europe et vice-Champion de France), la Coupe du monde en point de mire. Mais Clerc resta sur le carreau au prétexte de la polyvalence des joueurs que Bernard Laporte lui préféra (Dominici, Elhorga). « Un très gros coup dur », admit-il. Il s’y voyait tellement à ce Mondial en Australie qu’il s’en tapa la tête dans les baies vitrées de la maison familiale, dans l’Isère. 

S’ensuivirent alors pour le « petit » ailier (encore) casqué trois années d’allers-retours au sein du XV de France. Trois levées du Grand Chelem 2004, puis trois sélections de juin 2005 à février 2007. Clerc semblait devoir prouver deux fois plus que ses concurrents malgré des performances toujours aussi étincelantes à Toulouse où, à mis part la fin de saison 2004 (remplaçant en finale perdue de Coupe d’Europe), il enchaînait les performances (Champion d’Europe 2005, vice Champion de France 2006) et les concrétisations : 42 essais en trois saisons (2003-2006) ! « Dans son regard, il y a une ligne blanche », disait d'ailleurs Jacques Delmas, l’entraineur qui l’aligna en première à Grenoble en Pro D2. Clerc a toujours été un redoutable finisseur. « C’est une adrénaline particulière, explique-t-il. Quand on voit l’en-but, il faut faire la différence pour marquer, développer cette rage d’avancer. » Cet instinct l’a parfois coupé de son soutien, trop obnubilé par la ligne justement, mais à l’école toulousaine Clerc se forma à la continuité du jeu. On jouait derrière lui, désormais. Au Cap, en juin 2006, il illumina de deux nouveaux essais et de toute sa classe le test gagné contre l’Afrique du Sud, ça ne suffisait toujours pas. Il répétait pourtant : « J’ai manqué une Coupe du monde, je n’en raterai pas une deuxième. »

A Croke Park, le 11 février 2007, il fit enfin basculer le sort. Rougerie avait pris du frigo, lui était titulaire. A la 79e minute, au terme d’un match plein, d’un intérieur-extérieur dont il a le secret, il perça la défense irlandaise pour donner la victoire aux Bleus. Cette fois-ci, c’était gagné. « Il a redistribué les cartes à l’aile », commenta son pote Heymans. Clerc tenait sa Coupe du monde. Il manqua l’ouverture contre l’Argentine (défaite) mais joua toutes les autres parties, inscrivant 5 essais (un « hat-trick » contre la Namibie, un doublé contre l’Irlande). Dans la foulée, Marc Lièvremont, le nouveau sélectionneur, lui fit confiance. Clerc ajouta un doublé contre l’Ecosse en ouverture du Tournoi 2008, un nouveau triplé contre l’Irlande, totalisant 21 essais en 19 matches toutes compétitions confondues depuis le début du Mondial ! « C’est un avion à réaction », s’exclama dans L'Equipe Christian Darrouy, l’ailier des années 50-60, qui le précèdait encore au classement des meilleurs marqueurs d’essais français. « Un panachage de Lagisquet, coureur, et de Philippe Saint-André, qui faisait des différences dans un petit périmètre », précisait Guy Novès, son entraineur toulousain. Un puncher qui vaut 10’’37 au 100 mètres.

La course s’interrompit le 19 avril 2008, en Top 14 contre Clermont. Rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche sur un crochet sans contact. « Trop de fatigue, mon corps a dit stop, déclara-t-il. On joue trop de matches depuis trop longtemps. » Première blessure sérieuse, elle le tiendra écarté des terrains 239 jours. A sa reprise, en décembre 2008 (il avait raté entre temps une finale européenne et un titre de Champion de France), il revint frais : « Quand on reprend, on est comme un jeune professionnel. » De son propre aveu, il retrouva la plénitude de son niveau d'avant blessure en juin 2010 seulement, même si, par à-coups, ses cannes et sa vista lui avaient permis de revenir en équipe de France dès juin 2009 (victoire en Nouvelle-Zélande, de s’adjuger le record d’essais en Coupe d’Europe en octobre 2009 (32 aujourd'hui, le record tient toujours), de participer au Grand Chelem 2010 (deux levées) et de porter alors son total d’essais en bleu à 22.

Jugé par le staff des Bleus « moins décisif » qu’à l’accoutumée, lui qui avait été l’un des rares Tricolores à tenir tête aux Springboks en juin 2010 au cours d’une très lourde défaite (42-17) au Cap ne fut pas retenu - à la surprise générale - pour les tests de novembre. Sélectionné dans les 30 pour préparer le Tournoi 2011, il ne dut sa place dans les 22 qu'à la blessure de son équipier toulousain David Skrela. Il disputa les cinq matches, les deux premiers comme remplaçant, et inscrivit deux nouveaux essais. Naturellement (enfin !), il fut retenu pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande avant de remporter son premier titre de Champion de France avec le Stade Toulousain contre Montpellier (blessé et absent en demie, il entra en jeu à la 64e minute).

Auteur d'un nouvel essai en match de préparation à la Coupe du monde contre l'Irlande, à Bordeaux le 13 août 2011, il lançait sa campagne mondiale sur de bonnes bases. Il disputa les sept matches, du premier contre le Japon à la finale perdue contre les All Blacks, en tant que titulaire à l'aile droite. Et, malgré un jeu offensif bégayant, Clerc marqua en Nouvelle-Zélande six nouveaux essais, faisait de lui à égalité avec l'Anglais Ashton le meilleur marqueur de la compétition. Avec 31 essais au total en bleu depuis 2002, il devenait du même coup, derrière Blanco (38) et Saint-André (32), mais devant Sella (30), le troisième meilleur marqueur de l'histoire du XV de France. Il devenait aussi, grâce à son triplé contre le Canada, le seul Français à avoir réussi trois fois le coup du chapeau en match international. 

Le 5 janvier 2012, il était à nouveau appelé en équipe de France par le nouveau sélectionneur, Philippe Saint-André, afin de préparer avec 29 autres camarades le Tournoi 2012. 

 

Dernière actualisation : 11 janvier 2012

Carrière en club :

  • 1998 - 2002 : FC Grenoble
  • 2002 - Maintenant : Stade Toulousain