Sébastien CHABAL
Taille : 191 cm - Poids : 113 kg
Poste : Numéro huit
Parcours en Equipe de France
dont 29 en tant que remplaçant
Dernière sélection : 12/03/11 Italie - France
Première sélection : 04/03/00 Écosse - France
6 essai(s)
Derniers matches en Equipe de France
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12/03/11 : Italie 22 - France 21
(titulaire)
26/02/11 : Angleterre 17 - France 9
(titulaire)
13/02/11 : Irlande 22 - France 25
(remplaçant)
05/02/11 : France 34 - Écosse 21
(remplaçant)
27/11/10 : France 16 - Australie 59
(titulaire)
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Biographie de Sébastien CHABAL :
Sa barbe, ses cheveux longs et deux caramels ont fait de lui un phénomène. Sébastien Chabal a beau dire « des chevelus et des barbus, il y en a partout », les joueurs de rugby au look hell’s angels ne sont pas légions. Encore moins qui dégagent cette impression de puissance brute. Les Néo-Zélandais, qui l’ont fait roi les premiers, ne s’y sont pas trompés. En juin 2007, à l’autre bout du globe, Chabal est donc devenu The Caveman, l’homme des cavernes. Il avait assommé Chris Masoe, fracturé la mâchoire d’Ali Williams, les Français avaient ramassé 103 points (à 21 !) en deux tests dont la plus lourde défaite de leur histoire (61-10), mais le phénomène était né. Il n’allait plus s’arrêter d’enfler.
Sébastien Chabal est aujourd’hui le sportif préféré des Français (sondage L’Equipe Magazine de janvier 2010). Le seul rugbyman capable de déplacer les foules. Un ancien tourneur fraiseur, aussi. De 18 à 21 ans, la future coqueluche a pointé à l’usine au rythme des trois huit, dans sa Drôme natale, jouant au rugby le week-end sans autre ambition que de s’amuser en promotion d’honneur (7e division). S’il n’avait pas eu pour partenaire le frère du capitaine de Bourgoin, peut-être… Mais il tente l’aventure, à peine quatre ans de rugby derrière lui. On est en 1998. La coupe en brosse, le visage anguleux, les muscles saillants et les bras (déjà) immenses, on l’appelle « le Yougo ». « Cartouche » remplace vite ce premier surnom tant ses plaquages marquent. Il lui faut un an pour se sentir à l’aise, quelques mois de plus et le voilà déjà sélectionné pour le XV de France à l’aile de la troisième ligne, contre l’Ecosse lors du Tournoi 2000. Il s’assomme autant qu’il assomme son adversaire sur un de ses fameux plaquages et sort avant l’heure de jeu, première scène du premier acte de la vie de Chabal en bleu. Symbole des années qui vont suivre, une force et une explosivité hors norme mais un trop petit moulin cause de son inconstance. « Il plaque comme un bœuf puis se cache un quart d’heure pour récupérer », explique alors Bernard Laporte, le sélectionneur. Les titulaires du poste, Magne et Betsen en tête, ont placé la barre très haut. Chabal bouche les trous, y compris lors du Mondial 2003.
Vient 2004. Philippe Saint-André, son entraineur à Bourgoin, l’emmène dans ses valises à Sale, en Angleterre, et le replace en numéro huit. Une révélation. Un choc pour ses adversaires, des cadors champions du monde comme Dallaglio, Hill ou Corry mis sur les fesses. « Son moteur à lui, c’est qu’on l’estime, le valorise », décrypte Olivier Milloud, l’ami berjallien, Saint André l’a pigé : « Sébastien, plus tu l’impliques, plus il se prend au jeu. A Sale, il est au cœur de notre dispositif. » Chabal qui, selon Jacques Brunel, l’adjoint de Laporte, devait « franchir un palier dans sa capacité à utiliser sa force », s’épanouit. Dans la banlieue Sud de Manchester, donc, lui qui rêvait de Toulouse. Dans l’anonymat d’une région qui préfère le foot et le rugby à XIII. Il est rappelé en équipe de France pour quelques piges lors du Tournoi 2005, toujours intermittent, puis en novembre mais ne convainc pas. Brille en Angleterre où son public le chérit, y gagne le Championnat (mai 2006), mais Laporte l’oublie toujours. Jusqu’à décembre 2006. Au Parc-des-Princes, ancien temple du rugby français réhabilité pour le match de Coupe d’Europe entre Sale et le Stade Français, Chabal, devenu chevelu et barbu, crève l’écran. Le revoilà chez les Bleus. Trois fois titularisé en huit, lors du Tournoi 2007, puis deux fois en juin, en Nouvelle-Zélande, avec le « succès » que l’on sait.
Depuis, Chabal est un autre, joueur de rugby sur qui le débat perdure – peut-il tenir 80 minutes au niveau international ? à quel poste exploiter au mieux ses qualités ? – icône médiatique à la notoriété exponentielle que la Coupe du monde 2007 en France contribue à multiplier. Chabal n’y tient pourtant pas le premier rôle. Laporte l’a replacé en deuxième ligne, un poste dont il ignore tout, où son endurance pose question. Il a été retenu devant le spécialiste Papé, devance au sein du groupe l’inégalable Nallet. La « Chabalmania » s’emballe pour ce physique atypique (1,91 m, près de 115 kg et seulement 9% de masse graisseuse) et ce look improbable. « Ma notoriété s’est construite bizarrement, sans réelle réussite sportive », convient-il, lui si casanier dans la vie, soudain sur (presque) tous les panneaux publicitaires de France.
Son retour au pays, au Racing-Métro 92 à l’intersaison 2009, n’a fait qu’accentuer le phénomène. Chabal est désormais visible tous les week-ends sur les stades du Top 14. Son patron, le très fortuné Jacky Lorenzetti, le paye grassement (un million d’euros la saison, avantages en nature compris), mais assure : « Un joueur payé 150 000 euros donne de la sueur, du sang et des larmes mais n’apporte rien d’autre. Chabal ramène en plus des spectateurs, des sponsors et donne de la joie aux supporters. » Bankable ! Sur le terrain, Pierre Berbizier l’a confirmé en numéro huit. Mais chez les Bleus, malgré l’arrivée d’un nouveau staff qui d’abord l’ignora (Tournoi 2008), Chabal restera un deuxième ligne jusqu’en novembre 2010, poste auquel il compte le plus de sélections (25 sur 62), bringuebalé entre le banc et le rôle de titulaire (29 remplacements au total, 11 depuis l’arrivée de Lièvremont). L’automne dernier, le staff tricolore l’a repositionné à son poste de prédilection – numéro huit – lui offrant 2 titularisations et 1 remplacement qui condirmèrent l'option reconduite pendant le Tournoi 2011 où, après 2 nouveaux remplacements, Chabal, en méforme, obtint deux titularisations qui, cette fois, ne donnèrent pas satisfaction. Après la défaite en Italie, la première de l'histoire du XV de France en terre italienne, Chabal fut évincé avec cinq autres partenaires et ne disputa donc pas le dernier match du Tournoi.
Quelques semaines plus tard, il défrayait la chronique en critiquant ouvertement les arbitres de Top 14 dans son autobiographie puis dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Mis à pied par son club, en attente de son jugement en commission de discipline pour "atteinte à l'intérêt supérieur du rugby", l'homme des cavernes prit un coup de massue sur le crâne, le 11 mai, lorsque Marc Lièvremont ne cita pas son nom dans la liste des joueurs sélectionnés pour disputer la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Le lendemain, il écopait de 60 jours de suspension. Cette peine fut finalement ramenée à 10 jours et des travaux d'intérêt général par la commission d'appel de la Fédération lui permettant ainsi de prendre part à la demi-finale de Top 14 perdue par le Racing face à Montpellier au cours de laquelle il fit, à Marseille, une entrée très timide. La saison 2010-2011 de Caveman s'était finie en queue de poisson, le début de la suivante a été poussif. Gêné par des pépins physiques, Chabal avait joué, au 13 janvier 2012, moins de la moitié des matches de Top 14 de son club (7 sur 15 ; 3 sur 4 en Coupe d'Europe). A 34 ans, il n'a logiquement pas été retenu par Philippe Saint-André, son ancien coach devenu sélectionneur du XV de France, pour préparer le Tournoi 2012.
*Ma petite étoile, Flammarion
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Carrière en club :
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1999 - 2004 : CS Bourgoin-Jallieu2004 - 2009 : Sale Sharks2009 - Maintenant : Racing-Métro 92






