Philippe SAINT-ANDRÉ
Parcours à la tête de l'Equipe de France :
Dernier match : 17/03/12 Pays de Galles - France
Premier match : 04/02/12 France - Italie
Biographie de Philippe SAINT-ANDRÉ :
Philippe Saint-André était encore capitaine du XV de France lorsqu'en 1997, il traversa la Manche, quittant Clermont-Ferrand après neuf saisons (et une finale perdue de Championnat, en 1994) pour Gloucester, dans l'Ouest du pays, en plein midlands, pas si loin de la frontière galloise. Gloucester ? Personne ne connaissait. Puis Saint-André quitta les Bleus par la petite porte, après la terrible défaite (alors record : 52-10 !) concédée à l'Afrique du Sud pour le dernier match au Parc des Princes, son dernier et 34e capitanat (record, alors, de Rives égalé). Quelques mois plus tard, désormais emmenés par Raphaël Ibanez, symbole du renouvellement des générations, les Bleus remportaient le Grand Chelem 1998 et lui, Philippe Saint-André, dans l'anonymat du Championnat d'Angleterre, entamait sa mue. Dès sa deuxième saison, il allait devenir entraineur-joueur (janvier 1999 exactement), puis, dès l'été 1999, entraineur tout court.
A la tête des « Cherry and White » de Gloucester, présidés par Tom Walkinshaw, le milliardaire propriétaire d’une écurie de Formule 1 (Arrows) qui l’a recruté en 1997, Saint-André découvre le métier d’entraîneur et rapidement celui de « director of rugby » dans un rugby britannique désormais totalement professionnel où la gestion de la masse salariale compte tout autant que celle de la condition physique. Il gère dans son effectif les futurs piliers champions du monde anglais Vickery et Woodman, Gommarsall, le Gallois Kingsley-Jones qui deviendra son adjoint à Sale, fait venir d’illustres internationaux (le All Black Ian Jones, le Wallaby double champion du monde Jason Little) et active le flux migratoire en provenance de France en donnant leur chance à Olivier Azam, Dimitri Yachvili, Ludovic Mercier ou Patrice Collazo notamment. Saint-André, épaulé par Laurent Seigne et Bernard Faure, place deux fois son équipe à la troisième place du Championnat (2000, 2002) et la mène aux demi-finales de la Coupe d’Europe en 2001.
En 2002, Arrows est en faillite, Walkinshaw a moins d’aisance financière. Saint-André et son staff quittent Gloucester et débarquent à Bourgoin. L’ancien capitaine du XV de France y occupe le poste de directeur général. Malgré une qualification européenne en 2003, l’aventure ne dure que 18 mois. Fin janvier 2004, le président Martinet lui reproche des engagements de sponsoring non honorés et le débarque. Saint-André aura eu le temps de coacher un bel effectif berjallien (Chabal, Bonnaire, Papé, Nallet, notamment), de lancer en première division le jeune Florian Fritz.
Et tandis que le CSBJ retrouve, sans lui mais avec Seigne, les demi-finales du Top 16, il a déjà rebondi à Sale, en Angleterre. Le richissime Brian Kennedy, président-propriétaire de ce club de la banlieue Sud de Manchester qui débarque parfois au match en hélico et a racheté le club de foot voisin (Stockport) pour offrir un stade digne de ce nom à son équipe de rugby, rêvait de le recruter. L’effectif compte l’arrière champion du monde Jason Robinson, l’ouvreur Charlie Hodgson, les Ecossais Bryan Redpath ou Jason White, mais manque de densité. Saint-André arrive avec, dans ses bagages, Chabal et le talonneur international de Béziers, Sébastien Bruno. Il recrute le deuxième ligne argentin de Castres, Ignacio Fernandez-Lobbe (il lancera son frère Juan, en 2006), relance le pilier français Lionel Faure, réveille Andrew Sheridan, Dean Schofield et Mark Cueto, lance Magnus Lund et Ben Foden. Il dote cette équipe très joueuse des fondamentaux qui lui permettront de conquérir le Challenge Européen dès sa première saison (2004-2005), puis de remporter le Championnat d’Angleterre l’année suivante (2006). Philippe Saint-André devient ainsi le premier entraineur français à remporter cette compétition (et toujours le seul). Après une année post-titre difficile (10e), il maintient le club à la cinquième place deux saisons de suite. En Coupe d’Europe, il atteint les quarts de finale une fois (2006) en trois participations.
Puis la crise financière de 2008 frappe. Son président touché de plein fouet, le train de vie des Sale Sharks doit diminuer, c’est la fin de l’aventure. Saint-André rebondit en France, à Toulon. Il y applique la recette déjà expérimentée à deux reprises en Angleterre : gros recrutement dans lequel il est même parfois devancé par son nouveau président Mourad Boudjellal, amateur de coups médiatiques, densification du paquet d’avants. Bruno, Schofield, Juan Fernandez-Lobbe et Rory Lamont le suivent, Hayman, le pilier néo-zélandais encore présenté comme le meilleur droitier du monde, des vieux briscards comme Chesney ou El Abd viennent également d’Angleterre. Mignoni quitte Clermont pour former la charnière avec la star anglaise, l’ouvreur des Champions du monde 2003, Johnny Wilkinson. Felipe Contepomi, l’ouvreur et capitaine de l’équipe d’Argentine, arrive aussi, d’Irlande. Avec une telle armada, le RCT version Boudjellal-Saint-André atteint dès sa première saison les demi-finales du Top 14 (perdue contre le futur Champion, Clermont) et la finale du Challenge Européen (perdue contre Cardiff). C’est le point d’orgue des deux saisons passées par Saint-André sur la rade. En cette fin de saison 2009-2010, Toulon, dans lequel s’épanouissent le futur All Black Sonny Bill Williams, arrivé en 2008 en provenance du XIII, et le Springbok Champion du monde 2007 Joe van Niekerk, également arrivé en 2008, joue enfin bien. Ça ne dure pas.
En 2010-2011, Toulon a bien disputé un quart de finale de Coupe d’Europe (perdu, contre Perpignan), mais le RCT termine huitième de la phase qualificative, pas qualifié pour les barrages de Top 14 ni la Coupe d’Europe. Fin août 2011, l'information filtre dans la presse : Philippe Saint-André, déjà pressenti en 2007 pour succéder à Bernard Laporte, serait le prochain sélectionneur du XV de France. Le 9 décembre, il est officiellement intronisé dans l'amphithéâtre du Centre National du Rugby, à Marcoussis, dans lequel il explique vouloir « fédérer les compétences » en s’entourant de deux adjoints de haut calibre : Yannick Bru, entraineur de Toulouse, double Champion de France et Champion d’Europe, et Patrice Lagisquet, triple Champion de France.
Le 5 janvier 2012, il dévoilait sa première sélection, un groupe de trente joueurs retenus pour préparer le Tournoi.
Carrière en tant qu'entraîneur et sélectionneur :
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1998 - 2002 : Gloucester Rugby2002 - 2004 : CS Bourgoin-Jallieu2004 - 2009 : Sale Sharks2009 - 2011 : RC Toulon2012 - Maintenant : France (Sélection nationale)






